122 courts-métrages venus du monde entier, 1 Cocorico
- Déborah Braun
- il y a 6 jours
- 2 min de lecture
Dernière mise à jour : il y a 4 jours
Pour la deuxième année, j'ai eu le privilège d'être co-chair avec Cameron Meier du Film Review Panel de Filmapalooza, le festival international du 48 Hour Film Project, qui se tient cette année à Lisbonne du 25 au 28 mars.
Le 48HFP c’est plus de 100 villes dans le monde chaque année, et des court-métrages entre 4 et 7 minutes faits en 48 heures. Les équipes tirent au sort le genre, qui va de la comédie musicale au film muet en passant par le food film (!), le film d’horreur, l’utopie/dystopie ou encore le road movie (en France, il y a 30 genres en tout), et prennent connaissance de la ligne de dialogue, de l’accessoire et du personnage (nom et métier) imposés. Et le compte à rebours démarre. 48 heures pour livrer un film, musique originale comprise.
Ce format est une masterclass de storytelling sous contrainte. Il oblige à aller à l'essentiel, à faire des choix radicaux, à ne pas se perdre dans l'indécision et à travailler en équipe. Certains court-métrages qui en sortent sont incroyables de maîtrise et de force, et toujours pour la même raison : au départ, l'écriture est maîtrisée.
Quelques exemples:
Pour le film review, c’est-à-dire la sélection des films qui concourront dans les différentes catégories, j’ai donc visionné les 122 courts-métrages internationaux qui ont gagné le prix du meilleur film de leur ville.
Le niveau du Japon, des pays de l’Est et de la France m’impressionnent. Ceux des US aussi, mais avec moins de surprises, et de façon plus inégale.
Ce qui me fascine c’est à quel point la culture transparaît, on reconnait aisément un film des pays de l'Est, japonais, français ou américain. Et à quel point, malgré ces différentes cultures, le film peut être universel quand il est réussi.
Vu de l’espace, il n’y a pas de frontières. Vu du cinéma non plus.
Ce qui me réjouit aussi, c’est à quel point nous sommes doués en France, cinématographiquement parlant. Et ce n’est pas un hasard. Nous produisons environ 300 films par an, de tous genres et pour tous publics. Nous sommes, de fait, plutôt cinéphiles.
Notre modèle d’exception culturelle n’y est bien sûr pas étranger. L’audiovisuel en France est un secteur qui pèse lourd avec, en 2023, un peu plus de 13Md€ de valeur ajoutée soit la première branche culturelle de l'économie française — devant le spectacle vivant, la publicité et le patrimoine. C'est deux fois la valeur ajoutée de toute l'industrie textile française.
Cocorico.
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Déborah Braun
Script doctor


