Qu’est-ce qu’on raconte ? (Le film est dans la réponse)
- Déborah Braun
- il y a 1 jour
- 2 min de lecture
Que ce soit en écriture, au tournage ou au montage, quand on répond à cette question : « qu’est ce qu’on raconte ? », on peut passer à la question suivante « comment le raconter au mieux ? » et suivre ainsi la ligne de force du récit.
Ce sont deux questions simples et structurantes, sans être limitantes
Qu’est-ce qu’on raconte ?
En montage (rappelez-vous, j'ai été chef monteuse pendant de très nombreuses années), cette première question est essentielle, fondatrice, car la réponse permet de répondre aux questions suivantes: quel mouvement profond relie cette scène à celles d’avant et à celles d’après? Pourquoi ici et maintenant ? Quel est le mouvement général? Quel est le rythme, l’élan, le beat? L'intention?
Alors? Qu’est ce qu’on raconte ? (Le film est la réponse)
Et une fois la réponse à « qu’est ce qu’on raconte ? » vient « comment le raconter au mieux ? ».
En montage, la réponse permet de savoir comment regarder les rushes, ce que l’on y traque, trouver ce que l’on va sélectionner et comment l’articuler. Elle permet de tendre la ligne de force du récit, celle sur laquelle il repose. Et c'est la même chose pendant le tournage (que ce soit pour le réalisateur, les acteurs ou les techniciens) ou la réécriture, où les réponse à « qu’est ce qu’on raconte ? » puis celle à « comment le raconter au mieux ? » permettent de ne pas s’égarer en chemin, et d'aller plus précisément là où le récit tend, de trouver et de tenir ce qui donne au film son élan, sa force vitale et sa justesse.
Il ne s’agit jamais de simplifier, ni d’expliciter, mais de trouver la forme qui laisse vivre le film dans sa vérité, sa vivacité, sa tension.
En réécriture, sur le tournage et en montage, c'est la question clé.
Alors ? Qu’est ce qu’on raconte ? (Le film est la réponse)



