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L’intention, La cohérence, Le détail: les trois piliers du scénario

  • 30 avr. 2025
  • 1 min de lecture






L'intention, la cohérence et les détails forment une triade interconnectée, essentielle pour la fluidité et l’évidence du récit, pour qu’il puisse prendre vie, et que la magie opère.

Je ne parle pas ici de l’intention du scénariste, mais de celle de l’histoire, du scénario. C’est le point de vue, la force motrice du récit. L’intention est nécessaire à l’auteur pour faire des choix, renforcer et améliorer le récit, mais aussi à l’équipe (producteur, réalisateur, chef opérateur, comédiens, monteur... ) pour partager une même vision, et enfin au spectateur, pour suivre l’histoire et son évolution sans rien en perdre.

 

Une histoire c’est un monde que l’on crée, même s’il est « réaliste ». Un monde avec ses règles, ses personnages et ses interactions. Sa structure et son rythme. Son style.

Ce monde créé, bien qu’irréel, doit être crédible. Et c’est la cohérence qui le permet, qui créé le « vrai », et qui permet à l’émotion de  circuler.

 

La cohérence et l'intention sont servis par les détails. Dans un scénario, ils ne sont pas superflus, ni même cosmétiques. Ils sont l’incarnation de l’histoire, sa profondeur, les fils de son tissage, son sous-texte. Les didascalies sont souvent leur véhicule.

Ils font la justesse d’un monde et de ses personnages. Les détails sont tout ce qui raconte, qui enrichit, sans expliquer. C’est ce qui donne corps, densité et justesse au récit, lequel peut alors entrer en résonance avec le spectateur.


Ces trois piliers servent tout le monde, tout au long de la fabrication du film : l’auteur.e, l’équipe (producteur.rice.s, réalisateur.rice, chef.fe op, monteur.se, acteurs.rices, chef.fe déco,…), et in fine le spectateur.rice.




Déborah Braun / 90pages

Script doctor






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